Les suites pour Violoncelle seul de Bach sont l’Everest, le Cap Horn, le défi que tout violoncelliste se doit un jour de relever. En enregistrant Don’t Explain dans le Minnesota, au nord des Etats-Unis, Didier Petit achève avec ces 3 nouvelles "faces" une œuvre commencée près de dix ans auparavant avec Déviation, réalisant ainsi, ce qu’il nomme avec humour ses “ six suites personnelles pour violoncelle seul de Bach ”
articles
dimanche, 27 février 2011
Didier Petit : 3 faces (Déviation)
Par Sebi le dimanche, 27 février 2011, 16:12
En 2001 le violoncelliste Didier Petit gravait Déviation pour le label La nuit transfigurée, une œuvre composée de trois faces sur un disque compact n’en comportant au demeurant qu’une seule. Ce concept n’est pas sans évoquer ce qui revient obsessionnellement chez un musicien comme Robert Fripp à propos justement de l'objet discographique et qui offrait avec sa version vinyle une parfaite symétrie. Discipline/Indiscipline, face accessible/face excessive, three of a perfect pair ou l’ambiguité binaire/ternaire.
dimanche, 10 octobre 2010
Nato de retour au Dunois
Par Sebi le dimanche, 10 octobre 2010, 17:02
Le label nato créé par Jean Rochard en 1980 en marge du festival de Chantenay-Villedieu dans la Sarthe est indissociable du Théâtre Dunois, qui est alors le lieu où se jouent les musiques improvisées. De cette époque il reste une flopée d'enregistrements avec notamment des captations dans la mythique salle du XIIIe arrondissement de Paris. Louis Sclavis y grave son premier disque en leader ad augusta per angusta, Tony Coe sa tournée du chat et Lol Coxhill the Dunois solos.
Le quartier subit par la suite de profonds changements en prévision du grand Chantier de la BNF. Le théâtre Dunois, tout en gardant son nom, doit s'expatrier dans la rue Chevaleret adjacente. Il se spécialise ensuite dans le spectacle jeune-public.
Malgré le succès tant critique que public des différents projets amérindiens de Tony Hymas dans les années quatre vingt dix, nato rencontre des problèmes de distribution comme c'est le cas pour beaucoup de maisons de disques indépendantes à l'époque. Ce n’est qu'au début des année deux mille que le label trouve un nouveau souffle avec le support d’Universal Jazz auprès d’une bouillonnante pépinière de musiciens à Minneapolis et à St Paul, Minnesota. Ainsi débute l'incroyable rencontre de Michel Portal avec la section rythmique de Prince Sonny Thompson et Michael Bland.
vendredi, 18 juin 2010
Jean FERRAT, était le parrain de coeur et d'âme du "festival sur Lignon"
Par Natasha le vendredi, 18 juin 2010, 18:48
« De plaines en forêts de vallons en collines /
Du printemps qui va naître à tes mortes saisons /
De ce que j’ai vécu à ce que j’imagine… »
La montagne d’Ardèche a dû un moment frissonner, faisant une courte pause dans cette rituelle lutte entre hiver et printemps.
La mer qui baigne Saint-Jean Cap Ferrat a certainement tangué un instant, confus souvenir d’embruns, étrange émotion d’emprunt.
vendredi, 21 mai 2010
1910 à la pompe !
Par Sebi le vendredi, 21 mai 2010, 12:19
De passage au Hot Club, dans le cadre du Gypsy Lyon Festival et du centenaire de la naissance de Django Reinhardt, les Doigts de l’Homme ont égrené durant trois soirées mémorables leur jazz manouche si particulier. Chaque soirée était divisée en deux sets distincts.
Le premier, composés de Standards du genre, laissait la part belle à un soliste invité. Le jour où je me suis rendu dans le club de la rue lanterne, c’est Sébastien Félix qui était venu faire la “jam” avec eux. Le fameux guitariste exprima juste avant l’exécution d’un “Minor Swing” très efficace, son attachement fraternel avec les quatre membres du combo ardéchois, notamment l’excellent Benoit Convert qu’il aurait connu, dit-il, « bien avant que sa barbe et sa moustache ne pousse ! ». Olivier Kikteff, le fondateur du groupe, d’ajouter avec l’humour qu’on lui connait : « C’est à dire la semaine dernière ! ».
« billets précédents - page 1 de 2